Déguster le vin comme un pro

Comment passer pour un pro en dégustant du vin ? 

La dégustation peut souvent effrayer. En effet, il n’est pas facile de déceler les arômes d’un vin, surtout lorsqu’on a une consommation occasionnelle. Nous vous proposons aujourd’hui un parcours simplifié en plusieurs étapes afin d’impressionner vos amis !  

Première étape : L’oeil / la vue 👁 

La première étape de la dégustation ne va pas solliciter le goût mais bel et bien la vue. L’objectif va être de déterminer ce qu’on appelle « la robe » du vin, c’est-à-dire sa couleur. Pour ce faire, vous pouvez vous munir d’une feuille blanche, la placer derrière votre verre et incliner légèrement ce dernier afin de bien analyser la robe du vin.  

Lors de cette étape, vous pourrez observer différentes caractéristiques liées à la couleur de la robe comme son intensitéson éclat si la surface du vin dans votre verre réfléchit peu ou beaucoup la lumière mais également sa limpidité si le vin est plutôt clair, limpide ou au contraire plutôt trouble. 

En tournant légèrement le vin dans votre verre par une mouvement circulaire de la main (allez-y énergiquement n’ayez pas peur !), vous pourrez observer l’épaisseur du vin, sa viscosité grâce aux larmes déposées sur la paroi du verre. Plus les larmes seront épaisses et lentes à glisser jusqu’au fond du verre, plus on pourra dire que le vin est concentré en alcool et en sucre. Au contraire, plus les larmes sont fines et rapides à descendre, moins le vin sera concentré en sucre et en alcool.

 

 

Deuxième étape : Le nez / l’odorat 👃

Continuons notre voyage sensoriel avec l’odorat. 

Le 1er nez : Sentez le vin, sans le bouger. Il vous permettra de déceler si le vin est « fermé » ou « discret » c’est-à-dire que l’on sent peu ou pas d’arômes ou bien au contraire s’il est « ouvert ». 

Si vous le trouvez fermé, n’hésitez pas à le carafer. Le vin, au contact de l’air va alors s’ouvrir et révéler ses arômes. 

Le 2ème nez : Cette fois-ci, faites tourner le vin puis sentez-le. Peut-être y-a-t ’il des senteurs qui vous rappellent votre enfance ou des souvenirs précis. Essayez de les identifier. Pour faire travailler votre mémoire olfactive, c’est-à-dire la mémoire des odeurs, allez sentir les fleurs du jardin ou encore les fruits du marché. Toutes ces senteurs vous permettront avec le temps d’identifier plus facilement les parfums.

Troisième étape (la meilleure !) : La bouche / le goût 👄

Ça y est, après avoir passé les étapes de la robe et du nez, vous pouvez maintenant déguster ! 

Prenez une petite gorgée de vin, gardez-la en bouche puis aspirer 3 ou 4 bouffées d’air par le nez. C’est une manière de pratiquer la « rétro olfaction ». Un terme un peu barbare qui va simplement vous aider à identifier les arômes du vin. En effet, sur la langue, vous allez pouvoir percevoir les 4 saveurs : l’acidité, l’amertume, la sucrosité et le salé. Chaque saveur ou sensation étant ressentie à un endroit précis du palais et de la langue. Pratiquer la rétro olfaction va vous permettre de faire « remonter » les arômes vers le nez et donc de les identifier. 

Après avoir identifié les arômes, essayez de juger l’équilibre du vin. 

Pour les vins blancs, on va juger l’équilibre entre l’acidité du vin et le gras. On va identifier l’acidité sur les côtés de la langue (voir schéma ci-contre), c’est en quelque sorte ce qui va nous faire saliver. 

Le gras quant à lui peut s’apparenter à de la douceur en bouche, de l’onctuosité. Pour impressionner les autres, n’hésitez pas à employer des termes comme « suave » ou encore « rond » pour décrire cette sensation. 

Pour le vin rouge, on va juger ces deux caractéristiques et y ajouter les tanins. Les tanins n’ont pas de goûts à proprement parlé, ils laisseront en bouche une sensation de sécheresse sur la langue. Quand il y a une forte présence de tanins par exemple, on aura une impression de langue râpeuse. 

Alors, selon-vous ces éléments s’accordent-ils bien ? La bouche est-elle harmonieuse ? 

Pour terminer votre dégustation, notez la longueur en bouche. Les arômes du vin sont-ils persistants en bouche ? 

Si vous souhaitez encore impressionner, vous pouvez parler de « caudalie » pour juger de la longueur en bouche : 1 caudalie = 1 seconde. 

Plus un vin a de caudalies, plus il sera jugé comme qualitatif : 

0-3 caudalies : courte  

4-6 caudalies : moyenne  

7-9 caudalies : longue  

10 caudalies : très longue

 

Afin de réussir votre première dégustation entre amis, nous vous conseillons la gamme Paul Arras qui vous offrira une large palette d’arômes ! 

A dégusterre-déguster et re-re-déguster dans nos Caves BVS et chez tous nos clients et partenaires😉